
Livraison de fleurs à Paris
Composer un bouquet, c’est écouter les fleurs avant de les assembler.
Un bouquet commence bien avant les fleurs
Lorsque l’on offre un bouquet de fleurs, on remarque d’abord les couleurs, les formes ou les variétés qui le composent. On imagine rarement tout ce qui précède sa réalisation.
Composer un bouquet ne consiste pas simplement à assembler de belles fleurs. C’est d’abord observer les saisons, choisir les variétés, imaginer des accords de couleurs, rechercher un équilibre entre les fleurs et les feuillages. C’est aussi penser à la personne qui recevra ce bouquet et au message qu’il devra transmettre.
Chez Les Bouquets De La Muse, chaque bouquet est une nouvelle création. Certains prennent forme très rapidement. D’autres demandent plusieurs essais avant de trouver leur équilibre. Il nous arrive de déplacer une fleur, d’en retirer une autre, puis de recommencer entièrement une composition. Cette recherche fait partie intégrante de notre métier.
Avec les années, le regard du fleuriste évolue. Il apprend à reconnaître les fleurs qui dialoguent naturellement entre elles, celles qui attirent le regard et celles qui savent rester discrètes tout en mettant les autres en valeur.
Composer un bouquet est un métier d’observation, de patience et de curiosité.
Nous souhaitons, à travers cette page, partager notre manière de travailler et vous faire découvrir ce qui se cache derrière chacune de nos créations.
Avant de composer un bouquet, il faut choisir les fleurs.
Cette étape est sans doute la plus importante. La qualité d’un bouquet dépend d’abord de la qualité des fleurs qui le composent.
Chez Les Bouquets De La Muse, nous sélectionnons nos fleurs plusieurs fois par semaine au marché de Rungis, où se rencontrent producteurs, horticulteurs et fleuristes. Lors des grandes fêtes, comme la Fête des Mères, la Saint-Valentin ou Noël, nous nous y rendons parfois chaque jour afin de choisir les plus belles variétés.
Nous essayons, lorsque cela est possible, de privilégier les producteurs d’Île-de-France et les fleurs cultivées en France. Certaines saisons nous permettent notamment de travailler avec un horticulteur de la région parisienne pour les pivoines. Lorsque les fleurs françaises ne sont plus disponibles, nous recherchons toujours les variétés qui répondent le mieux à nos exigences de qualité.
Nous savons également que le marché européen des fleurs est aujourd’hui largement organisé autour des Pays-Bas. C’est une réalité de notre métier. Notre rôle consiste alors à sélectionner les plus belles variétés et à privilégier, dès que cela est possible, une production française.
Mais choisir des fleurs ne consiste pas uniquement à regarder leur fraîcheur.
Nous nous posons toujours plusieurs questions.
Chaque variété possède son caractère.
Certaines attirent immédiatement le regard.
D’autres demandent un peu plus d’attention avant de révéler toute leur beauté.
Notre travail consiste justement à imaginer les associations qui permettront à chacune de trouver sa place.
Les roses occupent naturellement une place importante dans l’imaginaire collectif.
Elles sont incontournables.
Mais le métier d’artisan fleuriste consiste aussi à faire découvrir des fleurs que l’on rencontre moins souvent.
Nous aimons particulièrement travailler les cosmos, les delphiniums, les myosotis, les clématites, le silène, les nigelles ou encore certaines graminées.
Les cosmos occupent une place particulière parmi nos fleurs préférées.
Leurs corolles semblent danser au moindre souffle de vent. Elles évoquent les bouquets improvisés de notre enfance, ceux que l’on cueillait dans les champs ou que l’on composait avec les fleurs des jardins de nos grands-mères.
Leur simplicité apporte une fraîcheur et une liberté que nous aimons retrouver dans nos bouquets.
Certaines fleurs restent discrètes lorsqu’on les regarde seules.
Une fois associées à d’autres variétés, elles révèlent pourtant toute leur personnalité.
L’une des missions d’un artisan fleuriste est aussi de faire découvrir ces fleurs moins connues et de montrer qu’elles peuvent transformer complètement une composition.
Nous pensons que la richesse d’un bouquet vient autant des fleurs que l’on remarque immédiatement que de celles que l’on découvre peu à peu.
Les saisons rythment notre travail.
Nous ne cherchons pas à proposer les mêmes bouquets toute l’année.
Au contraire.
Nous préférons laisser la nature guider nos compositions.
Le printemps apporte les pivoines, les renoncules, les lilas ou les premières clématites.
L’été ouvre la porte aux cosmos, aux dahlias, aux fleurs des jardins et aux graminées.
L’automne révèle les hortensias, les baies, les feuillages colorés et des teintes plus profondes.
L’hiver fait revenir les tulipes, les anémones, les jacinthes, les hellébores et les premières branches fleuries.
Chaque saison possède son caractère.
Notre travail consiste à l’observer et à traduire cette évolution dans nos bouquets.
Prenons l’exemple des pivoines.
Leur saison est courte, ce qui les rend encore plus attendues chaque printemps.
Lorsque cela est possible, nous nous approvisionnons auprès d’un horticulteur de la région parisienne. Nous privilégions ensuite les producteurs français avant de nous tourner vers d’autres origines.
Cette recherche fait partie de notre métier.
Elle explique aussi pourquoi un même bouquet peut évoluer au fil des semaines.
Nous préférons respecter le rythme des fleurs plutôt que de chercher à reproduire exactement une composition tout au long de l’année.
C’est cette saisonnalité qui donne à nos bouquets leur caractère vivant.
Avant de commencer un bouquet, il faut préparer son espace de travail.
Que l’on réalise une brassée de fleurs, un bouquet rond, un centre de table ou une composition florale plus importante, il est indispensable de disposer d’un atelier organisé.
Composer un bouquet demande souvent de faire et de défaire.
Une fleur change de place.Une branche est raccourcie. Une autre est ajoutée. Petit à petit, le bouquet trouve son équilibre. Tous les outils doivent être à portée de main. Le sécateur. Les couteaux. Les vases. L’eau. Les rubans. Le matériel nécessaire aux différentes compositions. Nous travaillons sur une grande table qui nous permet de disposer les fleurs, de les observer sous différents angles et de les déplacer facilement. Un objet nous accompagne toujours : le miroir. On parle rarement de lui. Pourtant, il permet de regarder le bouquet avec un œil neuf. Quelques pas en arrière suffisent parfois pour comprendre qu’une fleur attire trop le regard ou qu’un équilibre reste à trouver. Composer un bouquet demande du temps. Il faut accepter d’essayer De recommencer. De laisser le bouquet évoluer jusqu’à ce qu’il trouve naturellement sa place. C’est aussi cela, le travail quotidien d’un artisan fleuriste.
